Infection de prothèse de genou : prévention et signes d’alerte

Soignant réalisant un bilan avant une intervention
Photo : Unsplash

L’infection est la complication la plus redoutée d’une prothèse de genou. Elle reste rare, autour de 1 à 2 % dans les premières années. Sa prévention commence avant l’intervention, et une infection reconnue tôt se traite beaucoup mieux.

L’essentiel

Autour de 1 à 2 %des patients dans les deux premières années.
Prévention dès le bilandents, peau, urines, diabète, tabac.
Consulter vitefièvre, écoulement, rougeur, douleur qui augmente.

Une complication rare mais sérieuse

Dans une large étude portant sur des patients américains de plus de 65 ans, le risque d’infection était d’environ 1,5 % dans les deux premières années, puis d’environ 0,5 % entre 2 et 10 ans [1]. L’infection peut nécessiter une ou plusieurs nouvelles interventions et un traitement antibiotique prolongé.

Les facteurs de risque

  • le diabète mal équilibré ;
  • l’obésité, associée à un risque d’infection plus élevé [2] ;
  • le tabac, qui altère la cicatrisation ;
  • une infection en cours ailleurs (dentaire, urinaire, cutanée) ;
  • certains traitements qui diminuent l’immunité.

La prévention avant l’opération

Lors du bilan préopératoire, nous recherchons tout foyer infectieux : consultation dentaire, analyse d’urine, examen de la peau du genou. L’arrêt du tabac, l’équilibre du diabète et, si besoin, une perte de poids réduisent le risque. La veille et le matin de l’intervention, une douche antiseptique est réalisée selon le protocole de la clinique.

Au bloc opératoire

Les antibiotiques sont administrés en début d’intervention ; le bloc suit des règles d’asepsie strictes et une check-list de sécurité recommandée par la Haute Autorité de Santé.

Les signes d’alerte

Contactez votre chirurgien rapidement en cas de fièvre au-dessus de 38,5 °C, d’écoulement ou de désunion de la cicatrice, de rougeur qui s’étend, ou d’une douleur qui augmente au lieu de diminuer, même plusieurs mois ou années après l’opération.

Le diagnostic repose sur l’examen, la prise de sang et souvent une ponction du genou, selon des critères internationaux [3]. Une infection précoce peut souvent être traitée par un lavage chirurgical en conservant la prothèse ; une infection ancienne nécessite plus souvent un changement de prothèse.

Toute la vie : protéger sa prothèse

Les bactéries peuvent atteindre la prothèse par le sang. Faites soigner rapidement toute infection, signalez votre prothèse à votre dentiste et à vos médecins, et gardez un bon suivi dentaire. Voir aussi la durée de vie d’une prothèse de genou.

Questions fréquentes

Quel est le risque d’infection après une prothèse de genou ?

Il est de l’ordre de 1 à 2 % dans les deux premières années, puis devient plus faible.

Faut-il prendre des antibiotiques chez le dentiste ?

Ce n’est pas systématique. Signalez votre prothèse à votre dentiste ; l’important est de traiter rapidement toute infection dentaire.

Une infection de prothèse se soigne-t-elle ?

Oui, le plus souvent, avec une chirurgie (lavage ou changement de prothèse) et un traitement antibiotique adapté. Plus elle est prise en charge tôt, meilleurs sont les résultats.

Consulter pour une prothèse de genou à Paris et en Île-de-France

Les chirurgiens orthopédistes de l’ICSA Paris Nord consultent à la Clinique du Landy (Saint-Ouen, 93), à la Clinique des Maussins-Nollet (Paris 19e) et à la Clinique des Lilas (93). Ces établissements sont accessibles en métro (lignes 11 et 13) depuis Paris et toute l’Île-de-France. Nous recevons aussi des patients venus d’autres régions.

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Références

  1. Kurtz SM, Ong KL, Lau E, et al. Prosthetic joint infection risk after TKA in the Medicare population. Clin Orthop Relat Res. 2010;468(1):52-6. PubMed
  2. Kerkhoffs GM, Servien E, Dunn W, et al. The influence of obesity on the complication rate and outcome of total knee arthroplasty: a meta-analysis and systematic literature review. J Bone Joint Surg Am. 2012;94(20):1839-44. PubMed
  3. Parvizi J, Tan TL, Goswami K, et al. The 2018 definition of periprosthetic hip and knee infection: an evidence-based and validated criteria. J Arthroplasty. 2018;33(5):1309-1314.e2. PubMed

Article rédigé par le Dr Elliott Kierszbaum, chirurgien orthopédiste à l’ICSA Paris Nord. Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation.

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