Raideur après une prothèse de genou : causes, prévention et traitements

Examen du genou d'un patient après une opération
Photo : Unsplash

Après une prothèse de genou, la grande majorité des patients retrouvent une mobilité suffisante pour la vie quotidienne. Chez une minorité, le genou reste raide : il ne plie pas assez ou ne se tend pas complètement. Comprendre pourquoi permet surtout de l’éviter.

L’essentiel

Complication peu fréquenteune raideur gênante touche une minorité de patients.
Flexion ≥ 90° à 3 semainesun des repères de la rééducation.
Agir tôtune raideur se traite mieux dans les premières semaines.

Qu’appelle-t-on raideur ?

On parle de raideur lorsque la flexion reste insuffisante (souvent moins de 90°) ou lorsque le genou garde un défaut d’extension, appelé flessum. Pour la vie courante, il faut environ 90° de flexion pour s’asseoir et 110° pour monter les escaliers confortablement. Dans une série de 1 000 prothèses, une raideur nécessitant un traitement concernait environ 1 % des patients [1].

Les causes

  • Une mobilité faible avant l’opération : c’est le premier facteur de risque ; un genou très raide avant donne souvent un genou moins mobile après.
  • Une douleur mal contrôlée, qui freine la rééducation.
  • Une rééducation insuffisante les premières semaines.
  • Une fibrose : cicatrisation excessive à l’intérieur de l’articulation.
  • Plus rarement, un problème de taille ou de position de la prothèse, ou une infection, à rechercher systématiquement [2].

Comment la prévenir

La prévention passe par une douleur bien contrôlée, une rééducation précoce et régulière, et un travail de l’extension complète dès les premiers jours. C’est pourquoi nous fixons des objectifs clairs à 3 semaines : un genou sec, pas de flessum et une flexion d’au moins 90°. Voir notre article sur la rééducation après une prothèse de genou.

Les traitements

Intensifier la rééducation

C’est la première étape, avec un contrôle de la douleur et parfois des séances supplémentaires ou un séjour en centre.

La mobilisation sous anesthésie

Si la flexion stagne malgré la rééducation, le chirurgien peut mobiliser doucement le genou sous une courte anesthésie, en général dans les trois premiers mois. Elle est d’autant plus efficace qu’elle est réalisée tôt [2].

La chirurgie

Plus tard, une arthrolyse (libération des adhérences) ou, en cas de problème de prothèse, une reprise peuvent être discutées. Les résultats d’une reprise pour raideur sont variables [1].

Questions fréquentes

Combien de flexion faut-il après une prothèse de genou ?

Environ 90° pour s’asseoir confortablement, 110° pour les escaliers. La plupart des patients dépassent 100° à 110°.

Qu’est-ce qu’un flessum ?

C’est un défaut d’extension : le genou ne se tend pas complètement. Il fait boiter et doit être travaillé dès les premiers jours.

Quand faut-il s’inquiéter d’une raideur ?

Si la flexion n’atteint pas 90° vers 3 à 6 semaines malgré la rééducation, il faut en parler rapidement à votre chirurgien.

Consulter pour une prothèse de genou à Paris et en Île-de-France

Les chirurgiens orthopédistes de l’ICSA Paris Nord consultent à la Clinique du Landy (Saint-Ouen, 93), à la Clinique des Maussins-Nollet (Paris 19e) et à la Clinique des Lilas (93). Ces établissements sont accessibles en métro (lignes 11 et 13) depuis Paris et toute l’Île-de-France. Nous recevons aussi des patients venus d’autres régions.

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Références

  1. Kim J, Nelson CL, Lotke PA. Stiffness after total knee arthroplasty. Prevalence of the complication and outcomes of revision. J Bone Joint Surg Am. 2004;86(7):1479-84. PubMed
  2. Nelson CL, Kim J, Lotke PA. Stiffness after total knee arthroplasty. J Bone Joint Surg Am. 2005;87 Suppl 1(Pt 2):264-70. PubMed
  3. Price AJ, Alvand A, Troelsen A, et al. Knee replacement. Lancet. 2018;392(10158):1672-1682. PubMed

Article rédigé par le Dr Elliott Kierszbaum, chirurgien orthopédiste à l’ICSA Paris Nord. Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation.

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